Conseils
Revente totale ou autoconsommation : quel choix selon votre foyer
Deux logiques existaient pour un projet solaire résidentiel : injecter toute la production sur le réseau, ou consommer sa propre électricité et vendre seulement le surplus. Depuis le 5 juin 2026, l’une des deux options a disparu pour les nouvelles demandes. Voici ce qui reste, et comment s’orienter.
Les deux logiques, avant la réforme de juin 2026
Un projet solaire résidentiel raccordé au réseau reposait sur deux logiques distinctes. La première, la vente en totalité, consistait à injecter toute la production sur le réseau sans en consommer une part chez soi : le foyer continuait d’acheter son électricité normalement, et touchait en parallèle un revenu pour la totalité de ce que ses panneaux produisaient. La seconde, l’autoconsommation avec vente du surplus, inversait la priorité : le foyer consommait d’abord sa propre production, et seul l’excédent partait sur le réseau via un contrat d’obligation d’achat.
Les deux logiques coexistaient pour les demandes de raccordement, chacune avec sa propre formule de tarif de rachat. Le choix dépendait surtout du profil de consommation du foyer et de la puissance de l’installation envisagée, plus que d’une préférence de principe.
Le choix entre les deux logiques ne relevait pas d’une préférence esthétique : il engageait un contrat pour vingt ans, avec un tarif de rachat propre à chaque option. Une fois signé, il n’était pas possible de changer de logique en cours de route sans renégocier un nouveau contrat.
Ce qui a disparu, et pour quelles nouvelles demandes
Depuis le 5 juin 2026, l’option de vente en totalité n’existe plus pour les nouvelles demandes complètes de raccordement. La prime à l’autoconsommation a disparu au même moment. Ce changement résulte d’un arrêté publié au Journal officiel le 4 juin 2026, sur avis de la Commission de régulation de l’énergie, dont l’objectif affiché est de réorienter les projets résidentiels vers l’autoconsommation plutôt que vers l’injection totale sur le réseau.
Concrètement, si votre dossier de raccordement est déposé après cette date, la vente en totalité ne fait plus partie des options proposées par l’entreprise qui étudie votre toit. Ce n’est pas une contrainte propre à votre projet : c’est le nouveau cadre applicable à toute nouvelle demande, quel que soit le professionnel retenu.
Ce changement déplace aussi l’argumentaire d’un projet solaire résidentiel : la revente de surplus n’est plus, à elle seule, un argument de rentabilité fort. Ce qui reste solide, c’est l’autoconsommation elle-même, réduire ce que vous achetez au fournisseur plutôt que miser sur ce que vous pourriez vendre.
Autoconsommation avec vente du surplus : le régime qui reste
Le régime qui subsiste pour les nouvelles demandes est l’autoconsommation avec vente du surplus : vous consommez votre propre production, et l’excédent se revend via un contrat d’obligation d’achat signé pour vingt ans, généralement avec EDF OA. Le tarif de ce contrat se fixe à la date de la demande de raccordement de l’installation et reste ensuite le même pour toute sa durée.
Une partie des foyers choisit même de ne pas vendre le surplus du tout, et opte pour une autoconsommation sans revente : le principe reste identique, seule la destination de l’excédent change. Ce choix se discute avec l’entreprise qui étudie votre projet, en fonction de votre consommation réelle.
Quel que soit le régime retenu, les revenus tirés d’une revente, même partielle, restent soumis à des règles fiscales précises : ils sont exonérés d’impôt sous certaines conditions cumulatives de puissance et de nombre de points de livraison, et basculent en bénéfices industriels et commerciaux au-delà. Ce point ne dépend pas du choix entre les deux logiques, il s’applique dès qu’il y a une revente.
Une question sur votre propre projet ? Recevez une étude gratuite de votre toiture, sans engagement.
Recevoir mon devisComment savoir ce qui convient à votre consommation
Le bon choix dépend d’abord de la répartition de votre consommation dans la journée. Un foyer qui consomme surtout en soirée profite moins directement de sa production diurne qu’un foyer présent et actif en journée, sauf à combiner l’installation avec une batterie de stockage qui restitue le soir ce qui a été produit le jour.
Aucun chiffre de production ou de taux de couverture de votre facture ne peut être promis sans étude de votre toit : orientation, inclinaison et ombres portées changent tout d’un logement à l’autre. La page autoconsommation solaire détaille ce que ce dimensionnement prend en compte, sans avancer de chiffre engageant.
Pour évaluer ce qui convient à votre logement, la page autoconsommation solaire permet de demander une étude de votre toit, sans engagement.